Forums Brassens

Les forums de Brassens et de ses poètes

Connexion

Pour s'inscrire sur le site

Pour vous inscrire sur le site, il faut :

  1. cliquer sur le mot connexion en rouge situé sous l'intitulé du site "Le forum de Brassens et de ses poètes". Au centre trois onglets apparaissent.
  2. cliquer sur le deuxième onglet intitulé "je veux m'enregistrer"
  3. saisir le formulaire d'enregistrement
    • les informations obligatoires sont marquées d'une étoile rouge.
    • il faut choisir un ou plusieurs groupes pour en devenir membre
    • être membre d'un groupe donne la possibilité de poster un message dans le forum correspondant
  4. vous allez recevoir par la suite un e-mail à l'adresse que vous avez renseignée dans le formulaire
  5. un lien dans ce mail reçu vous permet de confirmer votre inscription
  6. en parallèle l'administrateur du(des) forum(des) choisi(s) est informé de votre inscription

Les forums que vous aurez choisis lors de l'inscription seront accessibles en lecture et en écriture (via agrément du modérateur)

Les forums non choisis lors de l'inscription seront uniquement accessibles en lecture

A bientôt et bon partage sur nos forums

Connexion au site pour accéder à un contenu plus fourni

Important

Se connecter au site permet d'avoir accès à un contenu beaucoup plus large et à d'avantage de fonctionnalités.

Alors n'hésitez pas à vous inscrire si ce n'est pas déjà fait et n'oubliez pas de vous connecter avec votre identifiant et votre mot de passe.

Pour cela appuyer sur Connexion sous la Photo de Georges dans le bandeau du haut à gauche.

Vous y trouverez les articles de JP, les émissions Jardins d'Isis et Traces de Lumières. Vous pourrez participez au débats des forums.

Pour se faire aider aller voir les aides (Faq) ici http://www.georgesbrassens-gb.eu/index.php?tg=faq&idx=Print&item=1

 

Dans mon jardin secret

Dans mon jardin secret

 

https://i.imgur.com/X3z0DCn.jpg

 

Dans mon jardin secret, je cultive mes fleurs,

Vivace est mon esprit loin des écornifleurs ;

De la rose à l'heuchère, du phlox à la pivoine,

Coin d'ombre ou plein soleil, je prêche comme un moine

Au bourgeonneux parterre où j'aime m'y mouvoir,

Bien présent à la pelle, au sarcloir, au plantoir.

 

Insectes butineurs mais voraces limaces,

L'équilibre est ainsi : le sol a ses menaces !

Le dahlia fier dressé et l'hosta réservé,

Les abords désherbés qu'il faut bien observer,

Le cycle végétal et les saisons qui tournent

Et gérer les déchets, le compost qu'on retourne...

 

Mon lys ouvert est svelte et l'iris me sourit,

Et si au fil de l'an si chacune périt,

D'autres seront des fruits, des racines nouvelles,

Des graines de vertu de survie éternelle ;

Bien-sûr mon arrosoir, moi qui chante ou leur parle,

Chapeau à la Van Gogh quoique je suis loin d'Arles...

 

Mon "as terre" a son "fret" et danse mon aster,

Semeur sans parabole et crédo sans pater,

Car si je suis prieur c'est sans messe binée,

Dans la plante butée à l'amour, combinée...

Paix tu m'as, pétunia, ô monde végétal ;

Lenteur, sérénité, apaisant mon mental !

 

Sans tristesse pourtant , là, je mets l'ancolie,

Sous l'orpin qui revient...  C'est sans mélancolie,

Que toujours je recherche un espace vaquant

Et pour l'espoir du peintre , un tableau convainquant...

D'une pensée en mars, novembre un chrysanthème,

Ô pétales variés, vous dire : Je vous aime !

 

Angélique, Anémone, Eglantine, Hortensia,

Capucine, Brunelle, Hyacinthe, Magnolia,

Tous ces prénoms jolis qui fleurissent magiques,

Violette, Daphné, Lilas et Véronique,

Puis dans le masculin germé du genre humain

Aloès, Narcisse, et peut-être Jasmin...

 

JP F. Sitting Bull (Juillet 2018)

Traces de Lumières du 12 Novembre 2018 : Paul Verlaine et Floriane Cléry

En première partie, Christian Malaplate évoque Paul Verlaine. En deuxième partie, il invite Floriane Cléry.  

Paul Verlaine

Paul Verlaine est un écrivain et poète français du XIXe siècle, né à Metz (Moselle) le 30 mars 1844 et mort à Paris le 8 janvier 1896 (à 51 ans).
Il s'essaie à la poésie et publie son premier recueil, Poèmes saturniens en 1866, à 22 ans. Sa vie est bouleversée quand il rencontre Arthur Rimbaud en septembre 1871. Leur vie amoureuse tumultueuse et errante en Angleterre et en Belgique débouche sur la scène violente où, à Bruxelles, Verlaine blesse superficiellement au poignet celui qu'il appelle son « époux infernal » : jugé et condamné, il reste en prison jusqu'au début de 1875, renouant avec le catholicisme de son enfance et écrivant des poèmes qui prendront place dans ses recueils suivants : Sagesse (1880), Jadis et Naguère (1884) et Parallèlement (1889). Usé par l'alcool et la maladie, Verlaine meurt à 51 ans, le 8 janvier 1896, d'une pneumonie aiguë. Il est inhumé à Paris au cimetière des Batignolles (11e division).
Archétype du poète maudit, Verlaine est reconnu comme un maître par la génération suivante. Son style — fait de musicalité et de fluidité jouant avec les rythmes impairs — et la tonalité de nombre de ses poèmes — associant mélancolie et clairs-obscurs — révèlent, au-delà de l'apparente simplicité formelle, une profonde sensibilité, en résonance avec l'inspiration de certains artistes contemporains, des peintres impressionnistes ou des compositeurs.

Floriane Cléry

Poète organisatrice des jeux floraux du béarn qui vient de publier son nouvel ouvrage "Aube Cristaline" aux éidtion "La nouvelle Pléïade"

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

Emission Prélude du 05 Novembre 2018 : Maurice Ravel, Valses nobles et sentimentales


Maurice Ravel est un compositeur et chef d'orchestre français né à Ciboure 1875 et mort à Paris en 1937.

Homme à la personnalité indépendante et énigmatique, Maurice Ravel laisse une oeuvre qui se situe à la charnière entre le XIXe et le XXe siècle, temps des querelles entre modernistes et traditionalistes, entre l’avenir et le passé.

Maurice Ravel se tient à la fois à l’écart de la révolution portée par Schönberget de l’académisme de la Schola Cantorum. Son audace ainsi que son admiration pour Satie, lui vaut une forte réprobation de ces milieux qui lui coûte notamment des échecs successifs au Concours de Rome.

Souvent comparé à Debussy, avec lequel il partage cette utilisation de l’harmonie comme une couleur, avec des dissonances non résolues, il s’en distingue par une écriture pianistique très novatrice et une maîtrise de l’orchestration hors du commun.

Fauré, qui fut son professeur de composition, et un ami cher, qualifia son travail d’une "sincérité désarmante". Son œuvre peut être qualifiée d’éclectique, au vu des sources variées de ses inspirations : Couperin, Rameau, admirateur de Mozart, Saint Saëns. Ravel est aussi fasciné par la musique noire américaine comme le jazz et le blues, et imprégné de musique hispanique (sa mère est d'origine espagnole).

Dans un catalogue de 111 œuvres, Maurice Ravel nous a laissé une grande majorité de chefs d’œuvre mondialement reconnus qui font de lui l’*un des plus grands compositeurs français du XXème siècle. *

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

Jardin d'Isis du 18 Octobre 2018 : Marie-Agnès Salehzada commente Desnos

Lecture de poèmes de Robert Desnos: Le marché aux oiseaux, Jamais d'autre que toi, Le zèbre etc. ainsi que des poèmes chantés aux éditions EPM

Robert Desnos est un poète français né à Paris le 4 Juillet 1900 et mort à Thereseienstadt en République tchèque le 08 Juin 1945.

Autodidacte et rêvant de poésie, il est introduit vers 1920 dans les milieux littéraires modernistes et rejoint en 1922 l'aventure surréaliste. Il se révèle immédiatement fort doué, grâce à ses capacités verbales exceptionnelles, où il jongle avec les affinités sonores, et la fougue avec laquelle il se lance dans les expériences les plus diverses, participant de manière éclatante aux expériences de sommeil hypnotique. Il publie avec Rrose Sélavy (1922-1923) ses premiers textes qui reprennent le personnage créé par Marcel Duchamp.

Desnos est un "voyant", médium qui, endormi amorce poèmes et dessins. D'ailleurs Breton l'annonce : "Le surréalisme est à l'ordre du jour et Desnos est son prophète."

Fasciné par le rêve, il était logique qu'il se tourne vers le cinéma. Durant les années vingt il écrit plusieurs scénarios (jamais tournés) ainsi que des textes paraissant dans plusieurs journaux et reflétant les sentiments du groupe surréaliste à l'égard du cinéma. Ce qui l'intéresse particulièrement dans le cinéma c'est rattacher la création à la vie.

Dans les années 1924-1929, Desnos est rédacteur de La Révolution surréaliste mais rompt avec le mouvement quand André Breton veut l'orienter vers le Communisme. Il travaille alors dans le journalisme et, grand amateur de musique, il écrit des poèmes aux allures de chanson et crée avec un grand succès le 3 novembre 1933, à l'occasion du lancement d'un nouvel épisode de la série Fantômas à Radio Paris la Complainte de Fantômas .

Le poète devient ensuite rédacteur publicitaire mais concerné par la montée des périls fascistes en Europe,ès 1934, il participe dès 1934 au mouvement frontiste et adhère aux mouvements d'intellectuels antifascistes, comme l'Association des écrivains et artistes révolutionnaires ou, après les élections de mai 1936, le "Comité de vigilance des Intellectuels antifascistes"

En 1940 après la défaite il redevient journaliste pour le quotidien Aujourd'hui, et dès juillet 1942 fait partie du réseau de Résistance AGIR. Il poursuit ses activités de Résistance jusqu'à son arrestation le 22 février 1944.

Il est déporté à Buchenwald et passe par d'autres camps avant de mourir au Camp de concentration de Theresienstadt, quelques semaines après la libération du camp par les Russes; épuisé par les privations et malade du typhus.

La dépouille du poète a été rapatriée. Il est enterré au cimetière du Montparnasse.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

Preguntas sobre dios

Trente années après le lycée, je décide de réécouter Atahualpa. Là nouveau choc en écoutant "Preguntas sobre Dios". D'abord la guitare et la voix du maître argentin , puis les paroles , la force et la fatalité de cette chanqon.

L'original

 

La traduction

Preguntas sobre Dios

Un día yo pregunté:

Abuelo, dónde está Dios.
Mi abuelo se puso triste,
y nada me respondió.

Mi abuelo murió en los campos,
sin rezo ni confesión.
Y lo enterraron los indios,
flauta de caña y tambor
.
Al tiempo yo pregunté:
¿Padre, qué sabes de Dios?
Mi padre se puso serio
y nada me respondió.

Mi padre murió en la mina
sin doctor ni protección.
¡Color de sangre minera
tiene el oro del patrón!
Mi hermano vive en los montes
y no conoce una flor.
Sudor, malaria, serpientes,
la vida del leñador.

Y que nadie le pregunte
si sabe donde está Dios.
Por su casa no ha pasado
tan importante señor.

Yo canto par los caminos,
y cuando estoy en prisión
oigo las voces del pueblo
que canto mejor que yo.

Hay un asunto en la tierra
más importante que Dios.
Y es que nadie escupa sangre
pa que otro viva mejor.

¿Que Dios vela por los pobres?
Talvez sí, y talvez no.
Pero es seguro que almuerza
en la mesa del patrón.
 

 

Petites questions sur Dieu

Un jour j'ai demandé :
Grand-Père, où est Dieu ?
Mon grand-père est devenu triste,
et ne m'a rien répondu.
 
Mon grand-père mourut dans les champs,
sans prière ni confession.
Et les Indiens l'enterrèrent,
flûte de roseau et tambour.
 
Plus tard j'ai demandé :
Père, que sais-tu de Dieu ?
Mon père est devenu sérieux
et ne m'a rien répondu.
 
Mon père mourut dans la mine
sans médecin ni protection.
De la couleur du sang des mines
est l'or du patron.
 
Mon frère vit dans la montagne
et ne connaît pas une seule fleur.
Sueur, malaria et serpents,
c'est la vie du bûcheron.
 
Et que personne ne lui demande
s'il sait où est Dieu.
Chez lui, n'est pas passé
un si grand monsieur.
 
Je chante par les chemins,
et quand je suis en prison
j'entends la voix du peuple
qui chante mieux que moi.
 
Il y a sujet sur Terre
plus important que Dieu.
 C'est que personne ne crache son sang
pour qu'un autre vive mieux.
 
Que Dieu veille sur les pauvres ?
Parfois oui et parfois non.
Pourtant c'est sûr qu'il déjeune
à la table du patron.
 

Pour l'écouter cliquer sur l'image ci-dessous

Melancolie

 Melancolia  de Dürer

 

Mélancolie

Mon aimée est noyée avec son vague à l’âme,
Avec l’âme si vague emportée en sa lame,
Qu’elle a peur de sa vie et semble la noircir,
Elle a quitté le port et boudé ses désirs…

Son cœur  a des frissons que le doute taraude,
Elle a perdu le fruit, celui de la maraude,
Son sourire a fondu dans un flou désespoir,
Energie échappée au fond d’un entonnoir…

Et je lui tiens la main et je tente le fluide,
Et je choisis mes mots mais ils sonnent stupides ;
La voir albatros chu en absence d’élans,
Ses ailes comme un poids imposant, insolent !

Alors sur le vaisseau, sur la mer incertaine,
Notre couple essoufflé cogite en quarantaine,
Deux marins tourmentés mais en quête d’azur,
Espérant  un zéphyr, un souffle doux d’air pur…

Mallarmé, Baudelaire, ou Brel en spleen immense,
Sur les grands fonds  troublés…  vibre notre romance.
Où donc trouver l’escale avec l’éther plus bleu,
Un soleil doucereux, du grain chaud et sableux ?...

 

JP F. Sitting Bull (avril 2015)

 

Bonne Soirée à Toutes, Tous.

Traces de Lumières du 29 Octobre 2018 : Gérard de Nerval, les Chimères

Gérard de Nerval est un Poète, auteur et dramaturge français né  22 mai 1808 à Paris, ville où il est mort le 26 janvier 1855 (à 46 ans).

Né Gérard Labrunie, de Nerval était encore un enfant lorsque sa mère décéda alors qu'elle accompagnait son époux, qui était chirurgien dans la Grande Armée napoléonienne.

Après avoir été élevé par son grand-père, il commença à se faire connaître à Paris en traduisant à l'âge de vingt ans « Faust » de Goethe, traduction qui sera unanimement acclamée non seulement par les lecteurs, mais également par Goethe lui-même.

Jeune auteur, Gérard de Nerval était influencé par Edgar Allan Poe ou E.T.A. Hoffmann, auteurs du « macabre ». Il s'intéressa également à l'étude comparative des religions et au mysticisme. Il intégra le groupe « Jeune France », groupe composé d'artistes romantiques qui combattait l'école classique non seulement par des théories artistiques radicales mais également par leurs accoutrements flamboyants et leurs comportements excentriques, et qui comptait parmi ses membres Alexandre Dumas ou Théophile Gautier. Il fit également la connaissance de Victor Hugo et fréquenta le Club des Haschischins dont les membres s'habillaient en orientaux et qui visaient à expérimenter les effets du haschich en en consommant. Cette fréquentation sera peut-être l'un des facteurs de l'instabilité mentale de Nerval.

En 1836, il fit la connaissance de Jenny Colon, jeune actrice de qui il tomba passionnément amoureux. Elle épousera cependant un autre homme deux ans plus tard et mourra en 1842. Cette expérience bouleversa la vie de Nerval. Sa vie de bohémien devint hors de contrôle si bien qu'il fut envoyé à l'asile psychiatrique. Il considéra que son séjour dans cet asile était une initiation, un passage vers des plus hautes sphères littéraires. Cette prédisposition aiguë aux rêveries plutôt qu'à la réalité préoccupa fortement ses amis. Peu de temps après sa sortie, il partit en Orient en quête d'inspiration. Il en revint avec certains de ses plus grands chefs d'oeuvre, publiés dans « Voyage en orient » (1843-1851), journal de voyage qui examine également les mythologies anciennes et populaires, les symboles et les religions.

Cette période d'extrême créativité coïncida avec des sévères troubles mentaux qui l'envoyèrent à plusieurs reprises en séjour psychiatrique. Son œuvre comprendra alors des éléments fantastiques, recourt au thème du double, intègre des éléments autobiographiques, des hallucinations, des rêves et de l'humour.

De cette période date la nouvelle « Sylvie » (1853), qui sera incluse dans « Filles de feu » (1854), dans laquelle il reconstitue la campagne de son enfance heureuse sous forme de prose musicale extrêmement lucide. « Aurélia » (1854), sur laquelle plane la mémoire de Jenny, décrit ses obsessions et ses hallucinations durant ses périodes de troubles mentaux. « Les chimères » (1854) sera également l'un des fruits de cette époque, séquence de sonnets d'une extraordinaire complexité dont l'écriture reflète une grande qualité musicale.

 



« Sylvie » et « Aurélia » reçurent un accueil extraordinaire, les critiques les célébrant pour leur qualité visionnaire, et influenceront plus tard nombre d'auteurs, dont Charles Baudelaire et les symbolistes qui s'inspireront de son utilisation de symboles cryptiques et de sa fascination avec les états hallucinatoires. Les surréalistes le considéreront comme leur ancêtre spirituel, un pionnier dans l'exploration de l'inconscient.

En 1855, sa démence et sa situation précaire l'amenèrent à une fin tragique. Il fut retrouvé pendu dans la rue de la Vieille Lanterne, s'étant probablement suicidé.

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

Emission Prélude du 29 Octobre 2018 : Hector Berlioz, Sa vie et ses œuvres

Hector Berlioz est un compositeur français du XIXème siècle se rattachant au mouvement romantique.

Après avoir appris les rudiments de la musique (flûte, guitare, flageolet), Berlioz lit des traités d’harmonie (notamment celui de Rameau ) et compose ses premières pièces. Au cours de ses études scientifiques, il étudie les œuvres musicales de la Bibliothèque du Conservatoire ; il quitte l’école de médecine de Paris en 1823 pour entrer au Conservatoire dans la classe de composition de Lesueur. En 1827, Berlioz participe au concours du prix de Rome mais échoue trois années consécutives. Il le remporte en 1830 avec sa cantate Sardanapale. La même année, il compose la Symphonie Fantastique, œuvre incomprise qui fait scandale parce qu’elle constitue le point de départ de la musique à programme (ou musique descriptive). Berlioz continue à écrire durant son séjour en Italie (Lélio ou le retour à la vie, Harold en Italie ) et se fait d’autant plus connaître en devenant critique musical. Il se met à voyager dans toute l’Europe, où ses œuvres rencontrent un accueil plus favorable qu’en France, et connaît enfin le succès à Paris avec le Requiem (1837), puis avec la Damnation de Faust, en 1846.

Berlioz est également reconnu en tant que chef d’orchestre. Après que Franz Liszt a suscité l’enthousiasme autour des opéras de Berlioz en Allemagne, le compositeur français est amené à composer en 1858 Les Troyens, opéra qui constitue le point culminant de son œuvre.

 

 

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

Jardin d'Isis du 11 Octobre 2018 : Valéry MOLET

Marie-Agnès Salehzada présente Valéry Molet à l occasion de la parution de son recueil de poèmes "Animaux vivants à l'intérieur" paru aux éditions La Nouvelle Marge en Juin 2018 ainsi que son précédent recueil  de poésie paru en Juin 2017 "Le crématorium inutile" paru aux éditions Ex Aequo, elle lit aussi un extrait de la nouvelle "Le noeud du pendu", dans un recueil de nouvelles du même nom paru aux éditions L'échappée Belle édition.

Valéry Molet a grandi et vit encore en banlieue parisienne. Fou des formes de la ville, des grandes cités et du béton folichon, il arpente Paris et ses alentours, sans se lasser, depuis cinquante ans.

Quelque fois, il croise une pelouse dans un jardin public. Les enfants gazouillent près des toboggans. Lui aussi glisse de vers en anecdotes. Historien de formation, haut fonctionnaire en fonction, il a une prédilection pour les écrivains amplement caustiques, détachés, drôles.

Il n’aime pas les histoires interminables, mais la brièveté des ressorts humains où la tristesse caresse la bouffonnerie. Il aime le côté acide des propos. A certaines heures, il se rêvait pamphlétaire. Désormais, il lui arrive de penser qu’aimer a un sens.

Parfois, il prend sa voiture pour se rendre en Bourgogne et en Bretagne : Vézelay est un trou noir d’où la lumière revient. La mer est son second métro. Mais, bien sûr, la géographie n’existe pas. Valéry Molet a publié de nombreux poèmes dans différentes revues.

Il a écrit un recueil de poésies Le crématorium inutile paru aux éditions ex aequo, deux romans La pâture des vers et Le sort de l’animal parus aux éditions de la p’tite Hélène. Le nœud du pendu est son premier recueil de nouvelles paru aux éditons de l’échappée belle.

Son dernier ouvrage "Animaux vivants à l'intérieur"

La mort, la désolation et le chagrin ne sont qu’éphémères, quand bien même le bonheur n’existerait pas. La poésie, parfois, capture ces instants et singe leur réalité ironique, amère et drôle. Avec ses Animaux vivants à l’intérieur, Valéry Molet garde intacte son ambition d’échapper au camp de retranchement. Les miradors de l’ennui et de la démission amoureuse n’ont plus d’ampoule de rechange. Il fait noir donc un jour nouveau peut naître. Il souffle comme un air neuf dans ces vieilles banlieues parisiennes. Le vent époussète les armures oxydées. Les soleils - cous coupés - luisent sur les vieilles lunes. Dans une langue à la fois moderne et ancrée dans son histoire, Valéry Molet évoque toutes sortes d’aberration : les marchés, le béton, l’amour, la joie d’être et les disparitions. Il pratique aussi l’art du secret car il n’y a pas de dandysme sans mystère comme il n’y a pas de poèmes sans dissimulation. Parfois, la vie est plus riche en effets qu’en promesses. Il suffit de tendre encore la main, en ôtant son gant de laine, et de voir dans les cœurs cassés autre chose que des carcasses ou des abris pour mules et charentaises. Et si rien n’était absurde parce que tout était poésie ?

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

Le tengo rabia al silencio

Et puis j'ai pu découvrir  parmi ses chansons cet autre bijou.

L'original

 

La traduction

 

Le tengo rabia al silencio

Le tengo rabia al silencio por lo mucho que perdí, qué no se quede callado quien quiera vivir feliz ! 


Un día monté a caballo y en la selva me metí y sentí que un gran silencio crecía dentro de mí 

Hay silencio en mi guitarra cuando canto el yaraví y lo mejor de mi canto se queda dentro de mí 

Cuando el amor me hizo señas todo entero me encendí y a fuerza de ser callado callado me consumí 

Le tengo rabia al silencio por lo mucho que perdí que no se quede callado quien quiera vivir feliz 

 

 

Je déteste le silence. 

Je déteste le silence pour tout ce qu'il m'a fait perdre. Que celui qui veut vivre heureux ne se taise jamais! 

 

Un jour j'ai pris mon cheval et je me suis enfoncé dans la forêt. J"ai senti qu'un grand silence m'envahissait progressivement. 

Ma guitare reste silencieuse quand j'entonne le yaravi  et le meilleur des paroles qui me viennent à l'esprit n'arrive pas à sortir. 

Quand l'amour s'est présenté j'ai vibré de tout mon être mais, à force d'être silencieux j'ai fini par me morfondre en silence, à mon tour. 

Je déteste le silence à cause de tout ce qu'il m'a fait perdre. Que celui qui veut être heureux ne reste jamais silencieux à son tour! 

Pour l'écouter cliquer sur l'image ci-dessous

Webmaster - Powered by Ovidentia
Ovidentia™ is a registered trademark of Cantico.

Liste des évènements Brassens dans l'Agenda

Les articles de JP Sitting Bull

Lettres de Brassens et ses poètes

Jardin d'Isis

Traces de Lumières

Prélude

Brassens, Brel, Ferrré

Atahualpa Yupanqui

Nos liens favoris

Décembre 2018  S.50

L M M J V S D
          1 2
3 4 5 6 7 8 9
10 11 12 13 14 15 16
17 18 19 20 21 22 23
24 25 26 27 28 29 30
31            

Utilisateur

Vous n'êtes pas connecté

Multi -Forums Brassens

Michel LAVAUD

Dans cette section hommage à Michel LAVAUD poète et chanteur creusois  

Michel Lavaud

Questionnaire