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Il est des mots...

Il est des mots...

 

Jouer avec les  mots puisés d'un dictionnaire,

Se les approprier, sort extraordinaire,

Les transférer, échus, là sur un parchemin,

Que danse un beau ballet sous les doigts de la main...

 

Il est des mots croisés dans les yeux d'un sourire

Il est des mots fléchés sur nos coeurs en délire

Il est des mots cachés qu'on aime parsemer

Il est des mots d'esprit brillant pour nous charmer

 

Ecrire avec son âme, un brin de poésie,

Qu'une plume chatouille une muse ravie,

Et pour peu que ça rime, émis avec passion,

Donner à la raison, du bon sens en fusion...

 

Il est des mots croisés dans les yeux d'un sourire

Il est des mots fléchés sur nos coeurs en délire

Il est des mots cachés qu'on aime parsemer

Il est des mots d'esprit brillant pour nous charmer

 

Depuis qu'avant la craie au tableau indicible,

Nos premiers mots d'enfants, jolis, parfois risibles,

Ont perdu leur fraîcheur... - raviver ce plaisir

Dans un flot de candeur, de malice à saisir...

 

Il est des mots croisés dans les yeux d'un sourire

Il est des mots fléchés sur nos coeurs en délire

Il est des mots cachés qu'on aime parsemer

Il est des mots d'esprit brillant pour nous charmer

 

Et puis avoir des mots autres qu'une dispute,

Refuser les slogans belliqueux de l'insulte,

Se méfier des diktat habilement tourné ;

Un propos est parfois facile à détourner ...

 

Il est des mots croisés dans les yeux d'un sourire

Il est des mots fléchés sur nos coeurs en délire

Il est des mots cachés qu'on aime parsemer

Il est des mots d'esprit brillant pour nous charmer

 

Car les mots font l'amour, ils font l'art et les lettres,

Tantôt chaud ou coquin, ils gênent parfois l'être ;

Ils sont aussi tendresse et d'un ton nuancé,

Savent communiquer liberté de penser...  

 

Il est des mots croisés dans les yeux d'un sourire

Il est des mots fléchés sur nos coeurs en délire

Il est des mots cachés qu'on aime parsemer

Il est des mots d'esprit brillant pour nous charmer

 

Alors mes mots à moi, comme une douce envie,

J'aime les promener pour créer souffle et vie,

Voyageant sur mes vers, et pourtant bien présents,

Coule l'encre du rêve en merveilleux présents...

 

JP F. Sitting Bull (Janvier 2018)

Traces de lumière du 15 Janvier 2018 : Nicanor Parra

Né au Chili,  à  San Fabián de Alico , le 05/09/1914, Nicanor Parra Sandoval est un poète, mathématicien et physicien chilien.

Il se forme à l'Institut Pédagogique de l'Université du Chili, où il a étudié les Mathématiques et la Physique. Il a financé ses études à l'université en exerçant le métier d'inspecteur à l'Internado Nacional Barris Arana où il a commencé à publier la revue "Revista Nueva" en 1935, où apparaît son premier anti-conte : "Gato en el camino" (Le chat sur le chemin). 

Plus tard, il devient professeur dans son université de formation où il devient Directeur du département de Physiques, responsabilité à laquelle il renonce en 1968.

Le premier livre qu'il a publié était "Cancionero sin nombre" (Recueil de poésies sans nom) en 1935.

En 1946 il intègre à l'Université de Chili comme professeur titulaire de Mécanique Rationnelle. En 1948, il est nommé Directeur interne de l'École d'Ingénierie de cette institution d'enseignement. En 1951, et se marie avec une suédoise Inga Palmen. 

En 1954 est publié "Poemas y antipoemas" (Poèmes et Antipoèmes), son second livre. À partir de la décennie des années 60, la production de Parra devient prolifique. L'influence de sa proposition esthétique sur la culture national et l'impact provoqué par son livre "Obra Gruesa" qui est publié en 1969, lui a permis d'obtenir le Prix national de Littérature l'année 1969.

Le 1er décembre 2011, il a été récompensé par le Prix Cervantes, la plus haute distinction des lettres de langue espagnole.

 

Poèmes et antipoèmes

Critique sur babelio.com par Philippe Lançon

Parra est mathématicien, professeur. C'est l'un des grands poètes sud-américains. On lui a donné le prix Cervantes en 2011, ça ne l'a pas tué. Quand il écrit, c'est sans perruque, pas sans mâchoire : ses dents montrent la joie, le rire, la grimace, le dentier, le cadavre. La conscience ordinaire, celle de l'homme de la rue et de son langage, trouve une expression lyrique.
[...] La poésie est un glissement de terrain, le lieu de la crise. C'est une ligne de rupture et un casse-tête. "Casse-tête" est le titre d'un vieux poème de Nicanor Parra, écrivain chilien de cent trois ans qu'une certaine colère poétique a conservé, comme si l'absence de compromis esthétique et sentimental était un gage de survie.
 

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Jardin d'Isis du 11 Janvier 2018 : Raymond Queneau

La poésie de Raymond Queneau

Écrivain érudit à l'esprit encyclopédique, Raymond Queneau est né le 21 février 1903 au Havre, fils de modestes commerçants. Après son Bac, au début des années '20, il monte à Paris pour suivre des études de philosophie à La Sorbonne. Il commence à s'intéresser aux langues (le sanscrit, l'arabe, l'hébreu) et à la littérature mais aussi à l'anthropologie, à la psychanalyse, aux mathématiques et aux religions.

En 1924 Raymond Queneau rejoint le groupe des Surréalistes, côtoyant d'abord des auteurs comme Philippe Soupault, Michel Leiris ou André Breton, puis après son service militaire effectué en 1925 en Algérie (dans les Zouaves), le poète Jacques Prévert, le peintre Yves Tanguy, l'historien du cinéma Georges Sadoul et Marcel Duhamel, fondateur de la Série Noire aux éditions Gallimard. Il obtient en 1926 une Licence ès lettres mention philosophie, épouse Janine Kahn en 1928. Il rompt avec Breton en 1929 et commence à écrire véritablement au début des années '30, se lançant dans une compilation d'oeuvres de "fous littéraires" qu'il tentera vainement de faire publier sous le titre d'Encyclopédie des sciences inexactes. Il suit parallèlement des cours de philosophie et d'histoire des religions avec notamment Alexandre Kojève et Charles-Henri Puech. Pour gagner sa vie Raymond Queneau travaille successivement comme employé de banque, professeur de français et journaliste. De 1931 à 1933, il collabore avec Georges Bataille à la Critique sociale, revue du Cercle Communiste Démocratique dirigée par Boris Souvarine, tout en effectuant en 1932 un voyage de 5 mois en Grèce dont la langue le passionne.

En 1933 Raymond Queneau publie à la Nrf son premier livre, Chiendent, transposition en sa savante langue "néo-française" à la fois classique et ludique du Discours de la méthode, immédiatement récompensé du premier Prix des Deux-Magots. Il entre en 1938 au comité de lecture des éditions Gallimard, chargé en particulier du domaine anglo-saxon, avant d'être nommé directeur du comité de lecture de la Nouvelle Revue Française (Nrf) en 1941. Exercices de style, roman composé de 99 mini-romans différents racontant la même anecdote, publié en 1947, est son premier grand succès public. La même année il publie sous le pseudonyme de Sally Mara — pour cause de censure encore sévère à l'époque sur la littérature érotique — On est toujours trop bon avec les femmes.

Figure du Saint-Germain des Prés des années '50, Raymond Queneau devient membre du Collège de Pataphysique, de la Société mathématique de France, de l'Académie Goncourt... et fonde avec Boris Vian l'Académie de la Moule poilue. Son poème intitulé Si tu t'imagines, mis en musique par Joseph Kosma à l'initiative de Jean-Paul Sartre et chanté par Juliette Gréco, devient un hit. En 1954 il prend chez Gallimard la direction de l'Encyclopédie de la Pléiade qu'il assurera jusqu'à la fin de sa vie. Zazie dans le métro, sorti en janvier 1959 et adaptée au cinéma l'année suivante par Louis Malle, lui apporte la consécration. En 1960 Raymond Queneau fonde avec François Le Lionnais l'OuLiPo (Ouvroir de Littérature Potentielle), école qui prône l'utilisation de structures mathématiques dans la création littéraire. Son livre Cent mille milliards de poèmes, publié en 1961, est un des meilleurs exemples des travaux de ce groupe où l'on trouvera plus tard Georges Perec, Jacques Roubaud et Italo Calvino.

Au total l'oeuvre de Raymond Queneau compte une quinzaine de romans (Le Chiendent, Gueule de pierre, Les Derniers Jours, Odile, Les Enfants du Limon, Un rude hiver, Les Temps mêlés, Pierrot mon ami, Loin de Rueil, On est toujours trop bon avec les femmes, Saint-Glinglin, Le Journal intime de Sally Mara, Le Dimanche de la vie, Zazie dans le métro, Les Fleurs bleues, Le Vol d'Icare), des essais (Pour un art poétique, Pour une Bibliothèque Idéale, Bâtons, chiffres et lettres — qui contient notamment une étude sur la réforme de l'orthographe,...), des recueils de poèmes (Chêne et chien, Les Ziaux, Courir les rues, Battre la campagne, Fendre les flots), des pièces de théâtre (En passant), des traductions (Edgar Wallace, Maurice O'Sullivan, Sinclair Lewis, George Du Maurier, Amos Tutuola,...), de nombreux articles (réunis dans Bords et dans Le Voyage en Grèce), ainsi que des entretiens (avec Georges Charbonnier), des scénarios et des dialogues de films (Monsieur Ripois, La Mort en ce jardin,...). On lui doit aussi un journal qui s'étend de 1914 à 1965. Ses oeuvres complètes sont réunies dans les trois volumes de la Bibliothèque de la Pléiade.

Raymond Queneau est décédé à Paris le 25 octobre 1976, à l'âge de 73 ans.

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Traces de lumière du 09 Janvier 2018 : Philippe Jaccottet

Philippe Jaccottet est  considéré comme un des plus grands poètes suisses, et français, du XX e siècle. 
Né à Moudon en 1925, en Suisse (canton de Vaud), Jaccottet vit à Grignan, un village dans le Drôme, avec sa femme depuis 1954. En 1941, il fait une rencontre capitale avec Gustave Roud, qui lui fait découvrir Novalis et Hölderlin.

Des années 1950 aux années 1970, après des études de lettres à l'université de Lausanne, Jaccottet travaille essentiellement en tant que traducteur et exerce en tant que critique littéraire auprès de plusieurs publications, dont la Nouvelle Revue Française ou la Gazette de Lausanne. Il traduisit des auteurs et des poètes italiens, espagnols, allemands mais également russes ou tchèques. Il devint ainsi un lecteur attentif et traducteur de Hölderlin, de Rilke, traduisit l' « Odyssée » d'Homère et devint un exégète éclairé des oeuvres de son mentor, l'auteur suisse francophone Gustave Roud. Son travail sur les oeuvres de ces grands poètes européens inspirera Jaccottet dans son chemin personnel vers le plus haut niveau poétique.

Dans le même temps, la qualité de ses écrits journalistiques est remarquable, modèles d'équité et de perception aiguë. « Ecrits pour papier journal » (1994) recueillera quarante-quatre de ces textes. Outre des articles sur des auteurs du vingtième siècle qui mériteraient d'être plus connus (Charles-Albert Cingria ou Gustave Court par exemple), on peut également y trouver les réactions de Jaccottet après les premiers romans de Michel Butor et d'Alain Robbe-Grillet. Son analyse des ouvrages de Nathalie Sarraute montre également une compréhension profonde d'une écriture différente de la sienne.

« Tout n'est pas dit » (1994) collecte quarante et un articles et critiques qu'il a publiés dans Feuilles d'avis de la Béroche, une petite publication Suisse. Plus intimiste, le poète y écrit également avec enthousiasme sur ses auteurs préférés, mais y traite également des préoccupations de la vie quotidienne, des voyages, de la science.

Son oeuvre poétique est également considérable, dont les recueils « L'effraie et autres poésies » (1953), « Poésie 1946-1967 » (1971), qui illustre comment l'homme est un apprenti attentif de la nature,  et « La lumière d'hiver » (1977).

L'oeuvre de Jaccottet puise son inspiration dans la contemplation du paysage de sa région. Son oeuvre se distingue notamment par le dépouillement et l'absence d'artifices. Son sujet préféré est l'étude de l'homme dans son milieu naturel. Son journal, publié dans « Les semaisons, carnets 1954-62 » (1984) et « La seconde semaison, carnets 1980-94 » (1996), montre son engagement permanent dans une combinaison peu ordinaire du monde naturel, de la traduction et de la critique littéraire. A  l'instar de Rilke, il cherche à trouver la simplicité des choses en elles-mêmes, considérant la poésie comme « le langage le plus vrai sur l'essentiel », impliquant ainsi une lutte farouche entre objectivité et subjectivité. Les influences des philosophies orientales et de son origine protestante sont également pour beaucoup dans cette posture. Le poète attentif reçoit une sorte de grâce, acte quasi-divin qui le récompense pour sa perception de la Nature. Le romantisme, la tentation de l'exaltation, qui pourrait lui venir naturellement est alors soigneusement éliminé, dans ce qu'on pourrait lier à une sorte de puritanisme poétique métaphysique, une quête du vrai et de la simplicité.


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Voeux

Voeux...

Et l'an finit la fête, on échange des voeux,
Dans un feu d'artifice et des propos soyeux,
Comme si le compteur affichait du magique,
Et que changer de date advienne symbolique...

On est de bonne humeur, on a le coeur qui chante,
Porter encore un toast, des bisous qui enchantent :
Illusion, compassion, il est passé minuit,
Réunis et unis, ô bien douce est la nuit.

L'année est écoulée, on a bien fait ripaille,
Inventaire achevé sur esprit de guindaille !
Rétroviseur derrière et devant l'avenir,
Quelques résolutions et prévoir les tenir.

Et tous un peu joyeux, on se veut bon prophète,
Détendu ou ému ou sans doute pompette,
Dans le strass, un peu chic, et sur son 31,
Scintillent dans nos yeux des souhaits peu communs...

Quoique je sois narquois, voire un brin ironique,
Associé au présage, aussi je m'y applique,
De chérir l'âme humaine et lui tendre la main,
Pour fouler des chemins d'un nouveau lendemain.

 

JP F. Sitting Bull (28 décembre 2017)

A vous Toutes, Tous... qui venez me consulter, me lire, vous promener dans "mon espace", plein de choses positives dans la seconde,

la minute, les heures et les jours... à venir...

 

Bien Amicalement.

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Bien Amicalement.

Jardin d'Isis du 21 Décembre 2017 : James Sacré

L'écriture ancrée dans la ruralité

James Sacré né à Saint-Hilaire-des-Loges  le 17 mai 1939,  passe son enfance dans la ferme de ses parents en Vendée. Il est d'abord instituteur puis instituteur itinérant agricole, il part, en 1965, vivre aux États-Unis où il poursuit des études de lettres. Il y enseigne à l'université de Smith College dans le Massachusetts. Il fait également de nombreux séjours en France et ailleurs en Europe : l'Italie, la Tunisie, le Maroc. En 2001, il rentre en France et réside depuis à Montpellier.

James Sacré commence à écrire dans les années 1970, en plein littéralisme. Son premier livre s'intitule néanmoins Cœur élégie rouge. Les sentiments ne seront donc pas absents de cette écriture. L'auteur a par ailleurs consacré sa thèse de doctorat au Sang dans la poésie maniériste. C'est donc d'emblée une poésie charnelle qui s'écrit, associant étroitement le cœur qui aime et celui qui bat, le cœur qui saigne et celui qui nous fait vivre de sa régulière pulsation. James Sacré est très attaché au paysage, et à la géographie. De nombreux textes sont consacrés au terroir de l'enfance. Les motifs centraux en sont la maison, la ferme, le jardin et le village. La mémoire joue un rôle important : tout un travail de remémoration est à l'œuvre afin de rendre le passé aussi vivant que le présent et de les fondre l'un dans l'autre. La poésie de James Sacré n'est pas pour autant égocentrée, elle s'ouvre à l'autre, l'appelle et l'accueille. Les voyages sont l'occasion de repenser l'identité, l'altérité et la relation amicale ou amoureuse. La passion de l'auteur pour le Maghreb, donnant lieu à de nombreux voyages, donne aussi naissance à de nombreux livres. La poésie est alors animée par un désir d'ouverture et de chaleur, de coprésence heureuse avec l'autre. Elle cherche une manière heureuse d'être ensemble, qui laisse s'écouler le temps avec douceurDescription de la vie du poète et de ses caractéristiques

Son dernier recueil paru :  "Figures qui bougent un peu et autres poèmes" (Préface d'Antoine Émaz)

"Sacré est un poète du paysage, de l’espace naturel cultivé par l’homme, campagne poitevine ou américaine, mais tout autant jardin ou même espace urbain parisien. Cette saisie globale de l’espace se double d’une attention particulière au détail : l’œil s’arrête sur le vert d'un pré ou "des coins de nature où l’autrefois se défait" ; ce peut être aussi un objet particulier, une "pomme troche" par exemple, qui va enclencher le processus de mémoire, l’évocation d’autres lieux, une réflexion sur le temps, ou le développement d’une résonance affective. Le poème de Sacré ne cesse d’établir des ponts, des relations dans l’espace et le temps : "un pied dans la Nouvelle Angleterre l'autre en Poitou". Le plus souvent, le mouvement de l’écriture va du dehors vers le dedans, de la réalité vers son impact interne sur la sensibilité du poète, créant ainsi un jeu complexe d’échos. 
En somme, Sacré peut varier la forme tant qu’il veut puisqu’il reste dans la même unité tonale de langue, la sienne : "des phrases comme une musique plutôt que du sens". La langue est poussée dans ses retranchements, ses limites, sans devenir obscure ou illisible. En cela, Sacré pourrait être un exemple de poète expérimental clair. S’il ne fait pas allégeance à une langue noble, ce n’est pas par désir de provocation gratuite mais parce que c’est une langue proche de celle qu'il parle et que parlent ceux dont il parle. Ceci posé, lisant, on mesure l’écart produit par l’élaboration du poème entre cette langue commune, sans grands mots, et la langue poétique finale, bien plus complexe dans ses plis et méandres que ne l’est le langage populaire ou paysan, tel qu’on l’entend ou l’imagine. 
Poésie incarnée. Elle accompagne la vie, la mort, les choses et leur cours, dans une forme de lyrisme personnel. Ce livre touche profondément le lecteur par la situation humaine qu’il évoque, la maladie et la mort d’un enfant, mais aussi par sa pudeur."

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Emission Prélude du 18 Décembre 2017 : Gabriel Fauré

Oeuvres mélodiques et orchestrales

Gabriel Fauré est un Compositeur français né à Pamiers en 1845 et mort à Paris en 1924.

Gabriel Fauré est une figure musicale importante de la fin du XIXème siècle en France. Héritier de l’école Niedermeyer, influencé par Camille Saint-Saëns et Frédéric Chopin, il a largement contribué à l’essor de la musique française.

Gabriel Fauré, devant ses prédispositions musicales, intègre très tôt la nouvelle école de musique religieuse fondée par Louis Niedermeyer. Outre l’enseignement du fondateur de l’école, il y reçoit les conseils de Camille Saint-Saëns et Gustave Lefèvre.

Parallèlement à son activité de compositeur, Fauré mène une vie active au sein d’institutions musicales, notamment en tant que directeur du Conservatoire de Paris, maître de chapelle puis titulaire du grand orgue de l’église de la Madeleine, ainsi qu’en tant que co-fondateur de la Société Nationale de Musique.

Son catalogue abonde d’œuvres pour piano, intimistes, parfois appelées pièces de salon: barcarolles, nocturnes, arabesques, valses-caprice, impromptus, fantaisies ou ballades. Il façonne un langage musical qui lui est propre, des enchaînements harmoniques que l’on qualifie encore aujourd’hui de « fauréen ». Il excelle également dans la mélodie dont les plus célèbres recueils sont la Bonne chanson et L’Horizon chimérique.

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Emission Prélude du 11 Décembre 2017 : Claude Debussy

Claude Debussy est un compositeur français à cheval entre le XIXème siècle et le XXe, né à Saint-Germain-en-Laye en 1862 et mort à Paris en 1918.  Musicien libre et anticonformiste, Debussy a souvent été caractérisé d’impressionniste musical, étiquette qu’il n’a jamais acceptée. Sa musique accorde une place de choix à la couleur et aux timbres instrumentaux.

Debussy commence sa formation musicale au Conservatoire de Paris où il y suit les cours de composition d'Ernest Guiraud et un temps la classe d'orgue de César Franck. L’élève révèle déjà une personnalité compliquée et insaisissable. En 1884, Debussy remporte le premier Prix de Rome mais son séjour à la Villa Médicis sera le point de rupture avec l’académisme. Supportant mal son exil, le musicien démissionne au bout de deux ans et rentre à Paris où il mènera la vie de bohème.

Admirateur de Mallarmé et habitué de ses salons, Debussy est fasciné par le symbolisme. Il s’inspire de ce mouvement dans sa musique, notamment Prélude à l’après-midi d’un faune à partir d’un poème de Mallarmé. Le compositeur fait preuve d’une audace musicale qui aura du mal à être appréciée, exemple avec son opéra Pelléas et Mélisande qui fut au début très critiqué avant d’être célébré et joué dans le monde entier.

Artiste aux inspirations éclectiques, il est notamment séduit par les musiques d’extrême-orient : gamme pentatonique, gamme par tons entiers, créant ainsi un univers musical unique, insaisissable.

De nombreux grands compositeurs du XXe siècle se sont réclamés de l’héritage de Debussy comme Pierre Boulez et Henri Dutilleux.

Prelude à l'après midi d'un faune

À l’époque de l’écriture du Prélude à l’après-midi d’un faune, Claude Debussy a trente ans et se montre peu soucieux de sa réussite auprès du public. Il refuse d’écrire pour complaire à ses contemporains, et n’aspire qu’à trouver son langage. Il fréquente les salons et les cafés littéraires dans lesquels se côtoient musiciens, critiques, peintres, poètes ou grands amateurs d’art. C’est à cette période qu’il travaille sur deux œuvres phares de son répertoire, deux œuvres qui ouvriront la voie à la musique du XXe siècle : le fameux Prélude à l’après-midi d’un faune qui sera créé le 22 décembre 1894, et l’opéra Pelléas et Mélisande, qu’il mettra encore de nombreuses années à composer, et qui révolutionnera le monde de l’opéra - les œuvres de Claude Debussy

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