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Traces de Lumières du 17 Décembre 2018 : Germain Nouveau - La doctrine de l'amour

Germain Marie Bernard Nouveau, né le 31 juillet 1851 à Pourrières (Var) où il est mort le 4 avril 1920, est un poète français. Il est l’aîné des 4 enfants de Félicien Nouveau (1826-1884) et de Marie Silvy (1832-1858). Germain Nouveau perd sa mère alors qu’il n’a que sept ans. Il est élevé par son grand-père.

Après une enfance à Aix-en-Provence et des études qu’il effectue au petit séminaire, pensant même à embrasser la prêtrise, et après une année d’enseignement au lycée de Marseille en 1871-1872, Nouveau s’installe à Paris à l’automne 1872.

Il publie son premier poème, « Sonnet d’été », dans « La Renaissance artistique et littéraire », revue d’Émile Blémont et fait connaissance de Mallarmé, de Jean Richepin et les « Vivants » (Ponchon…) qui se réunissent au café Tabourey.

Il fréquente aussi les zutistes, fait la connaissance de Charles Cros avec lequel il collabore à la rédaction des « Dixains réalistes » qui tournent en dérision les parnassiens. Il découvre dans l’Album zutique les poèmes laissés par Rimbaud et Verlaine, qui ont quitté la capitale depuis juillet 1872.

Fin 1873, il rencontre Arthur Rimbaud au café Tabourey et, en mars 1874, ils partent ensemble en Angleterre pour s’installer à Londres, au 178 Stamford Street. Nouveau aide Rimbaud à la copie des « Illuminations » mais revient seul à Paris en juin de la même année.

Il voyage en Belgique et en Hollande. En 1875, à Bruxelles, il reçoit de Verlaine le manuscrit des « Illuminations » que Rimbaud, croisé à Stuttgart, a adressé à Nouveau afin de le faire publier. Nouveau retourne à Londres où il fait la connaissance de Verlaine avec lequel il restera longtemps ami.

En 1878, il entre au ministère de l’Instruction publique, collabore au « Gaulois » et au « Figaro », sous le pseudonyme de Jean de Noves, avant de reprendre des voyages en 1883 qui le mèneront notamment à Beyrouth.

Devenu professeur de dessin au collège Bourgoin dans l’Isère, puis au lycée Janson de Sailly, à Paris, il est frappé, en plein cours, d’une crise de folie mystique en 1891. Il doit être interné à l’hôpital Bicêtre d’où il sort après quelques mois d’enfermement. Il traverse plusieurs crises mystiques proches de l’aliénation et entreprend une vie de mendiant et de pèlerin, s’inspirant de Saint Benoît Labre.

Après des années d’errance, dont deux pèlerinages à Rome et un à Saint-Jacques de Compostelle, il revient dans son village natal en 1911 et y meurt d’un jeûne trop prolongé entre le Vendredi Saint et Pâques 1920.

Ses poésies seront essentiellement publiées après sa mort, Nouveau s’y étant opposé de son vivant, allant jusqu’à faire un procès lors de la publication de son recueil « Savoir aimer », la première version de sa « Doctrine de l’Amour ».

Il eut une grande influence sur les surréalistes et Aragon le considérait « non un poète mineur mais un grand poète. Non un épigone de Rimbaud : son égal. »

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Emission Prélude du 17 Décembre 2018 : Jacques Offenbach, sa vie, ses oeuvres.

Jacques Offenbach né le 20 juin 1819 à Cologne et mort le 5 octobre 1880 à Paris, est un compositeur français du XIXème siècle ; il est également violoncelliste. Il s’impose comme le créateur de l’opéra-bouffe français.

Offenbach est né en Allemagne d’un père musicien, cantor d’une synagogue, qui adopte le nom de sa ville d’origine, Offenbach-am-Main, en vertu d’un décret napoléonien. Très tôt, Jacob Offenbach se montre particulièrement doué pour le violoncelle, ce qui décide son père à l’envoyer étudier à Paris. Offenbach entre au Conservatoire en vue de devenir soliste, mais son comportement dissipé l’en fait exclure au bout d’un an. Grâce à son talent, il se produit tout de même en concert – non sans avoir francisé son prénom – puis intègre l’orchestre de l’Opéra-Comique dans lequel il joue en parallèle de sa propre carrière.

Il se fait connaître grâce à des mélodies légères, et devient directeur musical de la Comédie française en 1847. Huit ans plus tard, il décide d’ouvrir son théâtre afin d’y produire ses œuvres : la salle des Bouffes-Parisiens, inaugurée en 1855. C’est là qu’est créé avec succès le premier opéra-bouffe d’Offenbach, Orphée aux Enfers (1858). Ses opéras suivants (La Grande-Duchesse de Gérolstein, La Vie parisienne, Les Brigands ) sont tout aussi bien accueillis. Attentif au goût du public, Offenbach se tourne ensuite vers l’opéra-bouffe-féérie (Le Roi Carotte ) puis vers l’opéra patriotique (La Fille du Tambour-Major ).

Offenbach meurt quelques mois avant la première de l’opéra qui lui apportera la reconnaissance à laquelle il aspirait tant, Les Contes d’Hoffmann – l’un des opéras français les plus joués de nos jours

 Cent trente ans après sa mort, l'inventeur de l'opérette n'a rien perdu de sa popularité. Ses ouvrages – de la Vie parisienne aux Contes d'Hoffmann, d'Orphée aux Enfers à La Périchole – occupent toujours l'affiche des scènes lyriques du monde entier. Et pourtant, Jacques Offenbach (1819-1880) demeure méconnu et une grande partie de som immense répertoire – cent dix œuvres scéniques sans compter de nombreux autres morceaux – attend encore d'être redécouverte. 

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Jardin d'Isis du 13 Décembre 2018 : Frédérique D'Eschiméran- Lettres pour Laure.

Lettres pour Laure de Frédérique D'Eschiméran- Roman en poésie et c'est avant tout un grand message sur l'amour, romantique, sur un mode courtois.

Présentation de l'éditeur

Voici un chemin poétique de réflexion sur l’Amour, issu du réel où les échos lointains de l’esprit de Pétrarque sont mêlés, par les hasards de la vie, et où cette énigme de l’Amour impossible a trouvé une similitude dans une dimension d’ouverture : la métaphore. Cet ouvrage, s’il est accessible à tous, représente un travail sur la prosodie assez singulier : la prose emprunte au courant résolument minimaliste. Nombre de vers, dans leur pleine écriture, qu’ils appartiennent au fil conducteur, ou aux poèmes proprement dits, ont quasiment la même structure phonétique deux à deux, dans une musicalité rythmée et chantante. Il s’agit d’une poésie libérée, avec des jeux de sens invitant le lecteur à l’inattendu : écriture littérale ; création de concepts propres à l’auteure, explicités dans l’avertissement au lecteur ; néologismes, dont la pertinence immédiate objective le contexte. Surtout, il s’agit d’un grand message sur l’Amour, romantique, sur un mode courtois, bien au-delà des clichés, bien au-delà des références trop faciles, car usuelles, dans notre société devenue matérielle, technocratique, formatée, individualiste, discriminante. L’auteure décline les sens, touche nos émotions, quelles qu’elles soient, et propose une réflexion en ce qui apparaîtrait librement à chacun, selon son vécu et ses croyances, universel, dans l’Amour, pris dans les dimensions de la condition humaine.

 

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Dans mon jardin secret

Dans mon jardin secret

 

https://i.imgur.com/X3z0DCn.jpg

 

Dans mon jardin secret, je cultive mes fleurs,

Vivace est mon esprit loin des écornifleurs ;

De la rose à l'heuchère, du phlox à la pivoine,

Coin d'ombre ou plein soleil, je prêche comme un moine

Au bourgeonneux parterre où j'aime m'y mouvoir,

Bien présent à la pelle, au sarcloir, au plantoir.

 

Insectes butineurs mais voraces limaces,

L'équilibre est ainsi : le sol a ses menaces !

Le dahlia fier dressé et l'hosta réservé,

Les abords désherbés qu'il faut bien observer,

Le cycle végétal et les saisons qui tournent

Et gérer les déchets, le compost qu'on retourne...

 

Mon lys ouvert est svelte et l'iris me sourit,

Et si au fil de l'an si chacune périt,

D'autres seront des fruits, des racines nouvelles,

Des graines de vertu de survie éternelle ;

Bien-sûr mon arrosoir, moi qui chante ou leur parle,

Chapeau à la Van Gogh quoique je suis loin d'Arles...

 

Mon "as terre" a son "fret" et danse mon aster,

Semeur sans parabole et crédo sans pater,

Car si je suis prieur c'est sans messe binée,

Dans la plante butée à l'amour, combinée...

Paix tu m'as, pétunia, ô monde végétal ;

Lenteur, sérénité, apaisant mon mental !

 

Sans tristesse pourtant , là, je mets l'ancolie,

Sous l'orpin qui revient...  C'est sans mélancolie,

Que toujours je recherche un espace vaquant

Et pour l'espoir du peintre , un tableau convainquant...

D'une pensée en mars, novembre un chrysanthème,

Ô pétales variés, vous dire : Je vous aime !

 

Angélique, Anémone, Eglantine, Hortensia,

Capucine, Brunelle, Hyacinthe, Magnolia,

Tous ces prénoms jolis qui fleurissent magiques,

Violette, Daphné, Lilas et Véronique,

Puis dans le masculin germé du genre humain

Aloès, Narcisse, et peut-être Jasmin...

 

JP F. Sitting Bull (Juillet 2018)

Preguntas sobre dios

Trente années après le lycée, je décide de réécouter Atahualpa. Là nouveau choc en écoutant "Preguntas sobre Dios". D'abord la guitare et la voix du maître argentin , puis les paroles , la force et la fatalité de cette chanqon.

L'original

 

La traduction

Preguntas sobre Dios

Un día yo pregunté:

Abuelo, dónde está Dios.
Mi abuelo se puso triste,
y nada me respondió.

Mi abuelo murió en los campos,
sin rezo ni confesión.
Y lo enterraron los indios,
flauta de caña y tambor
.
Al tiempo yo pregunté:
¿Padre, qué sabes de Dios?
Mi padre se puso serio
y nada me respondió.

Mi padre murió en la mina
sin doctor ni protección.
¡Color de sangre minera
tiene el oro del patrón!
Mi hermano vive en los montes
y no conoce una flor.
Sudor, malaria, serpientes,
la vida del leñador.

Y que nadie le pregunte
si sabe donde está Dios.
Por su casa no ha pasado
tan importante señor.

Yo canto par los caminos,
y cuando estoy en prisión
oigo las voces del pueblo
que canto mejor que yo.

Hay un asunto en la tierra
más importante que Dios.
Y es que nadie escupa sangre
pa que otro viva mejor.

¿Que Dios vela por los pobres?
Talvez sí, y talvez no.
Pero es seguro que almuerza
en la mesa del patrón.
 

 

Petites questions sur Dieu

Un jour j'ai demandé :
Grand-Père, où est Dieu ?
Mon grand-père est devenu triste,
et ne m'a rien répondu.
 
Mon grand-père mourut dans les champs,
sans prière ni confession.
Et les Indiens l'enterrèrent,
flûte de roseau et tambour.
 
Plus tard j'ai demandé :
Père, que sais-tu de Dieu ?
Mon père est devenu sérieux
et ne m'a rien répondu.
 
Mon père mourut dans la mine
sans médecin ni protection.
De la couleur du sang des mines
est l'or du patron.
 
Mon frère vit dans la montagne
et ne connaît pas une seule fleur.
Sueur, malaria et serpents,
c'est la vie du bûcheron.
 
Et que personne ne lui demande
s'il sait où est Dieu.
Chez lui, n'est pas passé
un si grand monsieur.
 
Je chante par les chemins,
et quand je suis en prison
j'entends la voix du peuple
qui chante mieux que moi.
 
Il y a sujet sur Terre
plus important que Dieu.
 C'est que personne ne crache son sang
pour qu'un autre vive mieux.
 
Que Dieu veille sur les pauvres ?
Parfois oui et parfois non.
Pourtant c'est sûr qu'il déjeune
à la table du patron.
 

Pour l'écouter cliquer sur l'image ci-dessous

Emission Prélude du 10 Décembre 2018 : Scènes d'enfants de Robert Schumann

Robert Schumann , né à Zwickau  (Allemagne) le 8 juin 1810 et mort à Endenich (Allemagne) le 29 juillet 1856,fait partie de la première génération des romantiques, avec Chopin et Mendelssohn. Issu d’une famille d’érudits, il réhabilite la poésie en musique qu’il soutient par une écriture pianistique originale, très symphonique, nécessitant une virtuosité accomplie et de grands écarts de mains de la part des interprètes.

Après de courtes études de droit, Schumann veut devenir concertiste mais, en cherchant à développer sa virtuosité par des moyens techniques, il se paralyse deux doigts de la main droite. Cet évènement compromet sa carrière et déclenche une profonde dépression qui évolue rapidement vers la maladie mentale. Il se réfugie dans la composition, et fonde aussi un journal de critique musicale. Dans ses articles, il alterne éloges poétiques et analyses rigoureuses, signant ses écrits de deux pseudonymes : Eusébius le rêveur et Florestan le passionné.

Cette dualité de personnalité se retrouve aussi dans sa musique. Son langage si caractéristique se dégage tout naturellement des structures classiques, préférant des formes plus libres qui permettent à la poésie de s’épanouir. Mais la maladie mentale, à l’origine de ce dédoublement, finit par avoir raison de sa santé. Après un suicide raté, Schumann meurt à 46 ans dans une grande détresse mentale, conscient de son état.

Robert Schumann a 28 ans lorsqu’il compose les Scènes d’enfants pour le piano. Selon ses propres termes, ces « treize petits trucs » ont été conçus « par un grand enfant » comme « souvenir pour des personnes qui ont grandi ». À cette époque, en 1838, Schumann n’est pas encore marié à Clara Wieck. Il a demandé officiellement sa main un an plus tôt, mais a essuyé un refus brutal du père de Clara, Friedrich Wieck, qui était aussi son professeur de piano. Schumann envoie à Clara ce recueil des Scènes d’enfants en lui écrivant ces phrases : « Est-ce une réponse inconsciente au sens des mots que tu m’écrivais un jour : tu me fais parfois l’effet d’un enfant ! S’il en est ainsi, tu verras que les ailes ont poussé à cet enfant... Tu prendras sans doute plaisir à jouer ces petites pièces, mais il te faudra oublier que tu es une virtuose. Il faudra te garder des effets, mais te laisser aller à leur grâce toute simple, naturelle et sans apprêt. »

Ces treize pièces de piano sont effectivement d’une grande fraîcheur et traduisent de façon simple et poétique diverses émotions de l’enfance telles qu’un adulte peut se les représenter.

Cliquer sur l'image ci-dessous pour écouter l'émission

Traces de Lumières du 10 Décembre 2018 : La poésie engagée, l'écriture au service de l'histoire puis Viviane NAU

La poésie engagée

Pour Christian Malaplate, le poète engagé met sa plume au service d'une cause pour défendre des valeurs de paix, de justice, de liberté...
Il se donne pour mission d'éveiller les consciences et de se faire le porte-parole et le défenseur des exclus et des opprimés.
Si la poésie est un si bon vecteur de la révolte humaine, c’est que le message touche le cœur de chacun par sa beauté, son émotion, et touche la raison par sa concision et son concentré de sens.

Dans cette émission on retrouve des poèmes chantés comme "L'affiche Rouge" poème de Louis Aragon chanté par Léo Ferré ou "J'arrive où je suis étranger"  poème de Louis Aragon chanté par Jean Ferrat...

Viviane Nau : Au midi de mon enfance à Grabel

Paysage de maquis où les pins transpirent dès le lever du soleil, où l'orage s'époumone au creux d'un rocher, quand la voute céleste papillonne sous les feux follets d'une enfance en été. L'enfance ! Juste un instant qui vous prend la main, vous conduisant vers demain, passage obligé comme les saisons, souvenirs tendresse au fond d'un coeur qui se souvient, rires et joies gambadent follement dans les ruelles enchantées de mon enfance

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Jardin d'Isis du15 Novembre 2018 : Marie-Agnès Salehzada sur Guillaume Apollinaire

Brève biographie entrecoupée de lectures de poèmes deGuillaume Appolinaire, extraits de Alcools, Calligrammes et Poèmes à Lou

Quelques poèmes sont des poèmes chantés

Guillaume Apollinaire, de son vrai nom Wilhelm Albert Włodzimierz Apollinary de Wąż-Kostrowicki, est un poète et écrivain naturalisé français (1916), né sujet polonais de l'Empire russe le 26 Août 1880 et mort à Paris le 9 Novembre 1918.

Né de père inconnu, d'une mère demi-mondaine, il finit par s'établir à Paris où il fait tous les métiers, y compris "nègre" pour des romans-feuilletons ! Sensible, vite amoureux, souvent déçu et éconduit, il devient le "Mal-Aimé" dont la Chanson retracera les déboires. L'une de ses égéries est la peintre célèbre, Marie Laurencin.

Il est considéré comme l'un des principaux poètes français du début du XXe siècle, avec des recueils comme : "Alcools" (1913), "Calligrammes" (1918), "Poèmes à Lou" (adressé à sa maîtresse, écrit en 1915 et publié en 1955), "Le Bestiaire ou Cortège d'Orphée" (1911).

Il écrit également des nouvelles ("Le Poète assassiné", 1916) et des romans érotiques ("Les Onze Mille Verges", 1907), ainsi que du théâtre ("Les Mamelles de Tirésias", 1917). Il pratique le calligramme (terme de son invention désignant ses poèmes écrits en forme de dessins et non de forme classiques en vers et strophes).

Engagé dans la guerre de 14, il est gravement blessé (il s'appelle lui-même "le poète à la tête étoilée"-) mais c'est la grippe espagnole qui l'emporte au moment où, ironie, est signée l'armistice de 1918.

Il est le chantre de toutes les avant-gardes artistiques, notamment le cubisme, ami et complice des peintres de son époque, poète et théoricien de l'Esprit nouveau, et précurseur du surréalisme dont il a forgé le nom.

La tombe de Guillaume Apollinaire se trouve au cimetière du Père-Lachaise. Son nom est cité sur les plaques commémoratives du Panthéon de Paris dans la liste des écrivains ayant combattu pendant la première guerre mondiale.

 

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Melancolie

 Melancolia  de Dürer

 

Mélancolie

Mon aimée est noyée avec son vague à l’âme,
Avec l’âme si vague emportée en sa lame,
Qu’elle a peur de sa vie et semble la noircir,
Elle a quitté le port et boudé ses désirs…

Son cœur  a des frissons que le doute taraude,
Elle a perdu le fruit, celui de la maraude,
Son sourire a fondu dans un flou désespoir,
Energie échappée au fond d’un entonnoir…

Et je lui tiens la main et je tente le fluide,
Et je choisis mes mots mais ils sonnent stupides ;
La voir albatros chu en absence d’élans,
Ses ailes comme un poids imposant, insolent !

Alors sur le vaisseau, sur la mer incertaine,
Notre couple essoufflé cogite en quarantaine,
Deux marins tourmentés mais en quête d’azur,
Espérant  un zéphyr, un souffle doux d’air pur…

Mallarmé, Baudelaire, ou Brel en spleen immense,
Sur les grands fonds  troublés…  vibre notre romance.
Où donc trouver l’escale avec l’éther plus bleu,
Un soleil doucereux, du grain chaud et sableux ?...

 

JP F. Sitting Bull (avril 2015)

 

Bonne Soirée à Toutes, Tous.

Le tengo rabia al silencio

Et puis j'ai pu découvrir  parmi ses chansons cet autre bijou.

L'original

 

La traduction

 

Le tengo rabia al silencio

Le tengo rabia al silencio por lo mucho que perdí, qué no se quede callado quien quiera vivir feliz ! 


Un día monté a caballo y en la selva me metí y sentí que un gran silencio crecía dentro de mí 

Hay silencio en mi guitarra cuando canto el yaraví y lo mejor de mi canto se queda dentro de mí 

Cuando el amor me hizo señas todo entero me encendí y a fuerza de ser callado callado me consumí 

Le tengo rabia al silencio por lo mucho que perdí que no se quede callado quien quiera vivir feliz 

 

 

Je déteste le silence. 

Je déteste le silence pour tout ce qu'il m'a fait perdre. Que celui qui veut vivre heureux ne se taise jamais! 

 

Un jour j'ai pris mon cheval et je me suis enfoncé dans la forêt. J"ai senti qu'un grand silence m'envahissait progressivement. 

Ma guitare reste silencieuse quand j'entonne le yaravi  et le meilleur des paroles qui me viennent à l'esprit n'arrive pas à sortir. 

Quand l'amour s'est présenté j'ai vibré de tout mon être mais, à force d'être silencieux j'ai fini par me morfondre en silence, à mon tour. 

Je déteste le silence à cause de tout ce qu'il m'a fait perdre. Que celui qui veut être heureux ne reste jamais silencieux à son tour! 

Pour l'écouter cliquer sur l'image ci-dessous

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