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Michel LAVAUD
Le Poète
Michel LAVAUD
Le Poète
Voici quelques textes poétiques de Michel LAVAUD

A Felix

Un air joli pour mon ami
Qui est parti au Paradis.
Que de chansons ! Que de frissons !
Etrange histoire dans une guitare.
De Québec jusques à Montréal
D'la radio aux oeuvres théâtrales
Du roman aux odes pastorales
Tu débarquais dans notre capitale.

Dans ma tête, encore, ta voix, tes accords...

O mon ami du Paradis
D'autres amis te pleurent aussi.
L'outarde s'attarde ; sommeille l'abeille.
Les écureuils toujours en deuil.
Le bouquet que tu as offert
A la Mie, un soir, face à la mer,
Reste frais, et n'sera pas d'l'engrais.
Te le dis, te l'assure, ça c'est vrai !

Dans mon coeur, encore, ta voix, tes accords...

Dis, mon ami, quel temps fait-il
Dans les Pays du Paradis ?
Les hirondelles sont-elles plus belles ?
As-tu écrit chansons nouvelles ?
Hier encore, j'écoutais l'train du Nord
Qui chez nous, aussi a perdu l'nord ;
Tout devient d'plus en plus difficile :
C'est un peu comme chez toi, l'Tour de l'Ile.

Dans ma vie, encore, ta voix, tes accords...

Et dans la nuit, un air joli
Pour un ami...
  
Quand le vent

Quand l'vent m'étreint
j'pense aux marins
Qui vont, roulant
sur l'océan
Quand leur bateau
tel un couteau
Taille dans la mer
Un r'tour pépère
Moi je poursuis mes vers
Pour un'chanson d'hiver

Quand le vent m'émeut
Je pense à eux
A ces exclus
De froid, perclus
Quand le soleil
Enfin balaye
Grisaille, tourments
Pour quelques temps
Me voici tricotant
Un'chanson de printemps

Quand l'vent m'attriste
J'pense aux artistes
Ces troubadours
Courant les bourgs
Ils sont joyeux
Mais dans leurs yeux
Mis en gaieté
Que d'anxiété !
Ils viennent pourtant chanter
Leurs p'tites chansons d'été

Dans l'vent discret
Y'a l'ouvrier
Qui, licencié
Perd son métier
Gardant confiance
Forçant la chance
En majordome
Il se transforme
Permettez que j'entonne
Ma p'tite chanson d'automne

- - - - - - - - -

Quand l'vent s'achève
Souvent, je rêve
A des beaux jours
Et pour toujours
Pour tous et pour toujours
Ma p'tite chanson d'amour

novembre 2006
  
La robe

Une allée propre et belle
Tout au fond, une église
Une robe cerise
Dans cette allée m'appelle

Et je marche, et je marche
Passent les frondaisons
La lumière de saison
Me joue à cache-cache

Et plus je me rapproche
Et plus je m'en éloigne
C'est comme si une poigne
De fer au col m'accroche

Et la robe est lilas
Et l'allée se resserre
Et l'église se perd
Dans le fil de mes pas

La robe devient prune
l'allée court derrière moi
La lumière que je vois
Est celle de la lune

Il me faut rendormir
Car c'est vrai, je suis las
Et de ce rêve là
Seulement me souv'nir

D'une allée propre et belle
Tout au fond, d'un église
D'une robe cerise
Que j'achèterai pour elle
Que j'achèterai pour toi
Ou prune ou bien lilas
Que j'achèterai pour toi
Ou blanche, et pouquoi pas

juillet 92

  
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Le jeu des nuages

Je suis né dans un village
Situé dans le Lumousin,
Entouré de verts bocages,
De prairies, de frais chemins :

J'aime le jeu des nuages
Qui apprète nos lendemains

Les maison de mon village
Sont les joyaux d'un écrin
Qui s'ouvre pour vous, tout large,
En un charme féminin :

J'aime le jeu des nuages
Qui apprète nos lendemains

Sur la place de mon village,
Des beaux jours à la Toussaint :
J'en ai vu des mariages,
Des baptèmes et des chagrins :

J'aime le jeu des nuages
Qui apprète nos lendemains

Habitants de mon village,
Sachez que j'vous aime bien.
Padon si je suis sauvage,
Si, parfois, je n'vous dis rien :

J'aime le jeu des nuages
Qui apprète nos lendemains

Alentour de mon village,
Le ruisseau chante sans fin ;
Comm'les oiseaux qui ramagent
Pour nous divertir un brin :

J'aime le jeu des nuages
Qui apprète nos lendemains

Au cim'tière de mon village,
En souv'nir, il me revient,
Les regards et les visages
De mes amis et des miens

J'aime le jeu des nuages
Qui apprète nos lendemains

Et lorque, de mon village,
Je devrai partir soudain
Pour mon ultime voyage,
La bris' fredonn'ra au loin :

J'aime le jeu des nuages
Qui apprète nos lendemains

Héritiers de mon village,
Surtout, prenez en grand soin,
Pour que mes vers, mes images,
Se prolongent en ce refrain :

J'aime le jeu des nuages
Qui apprète nos lendemains

juin 2006
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La Nature et la ville

Si Monsieur Jean de la Fontaine
Conversait avec les oiseaux
Les lapins, la belette, le chêne
Qui se gaussait du roseau
Tristement avec les voitures
Me faut aujourd'hui composer
Moi, c'est aussi de la nature
Que j'aimerais bien vous parler

J'ai vu Paris, sa tour Eiffel
Les pieds figés dans un jardin
La tête tout là-haut dans le ciel
Pour saluer les citadins
Un oeil posé sur le bois d'Vincennes
L'autre caressant celui d'Meudon
Oh Dieu, que la nature est belle
Semble dire la Dame au cou long

J'ai vu aussi tous ces immeubles
Dont se compose la cité
Ses habitants se mettent à l'oeuvre
Pour voir celle-ci s'égayer
Dans les jardinières, aux balcons
On voit quelques fleurs se pencher
Ah, que leur parfum serait bon
Si tout autour des champs de blé

Ah si la ville et la nature
Pouvaient un jour se marier
Dans un costume de verdure
Dans une robe Champs Elysée
Les animaux s'raient leurs témoins
Les voitures ne pollueraient plus
C'est un rêve, mais peut-être, demain
Vous en dira t-il un peu plus ? ...

juin 95